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« l’islam des caves » est loin d’être la préoccupation des hommes politiques seuls. Les musulmans souhaitent aussi prier dans des lieux de culte dignes. Cependant, par manque de moyens financiers, l’idée peine à se concrétiser dans la réalité. Pour palier à l'insuffisance de
mosquées, M. Bentrari en appelle à l’État pour alléger le fardeau financier des musulmans sans avoir à modifier la loi de 1905.
Les associations cultuelles font partie, en principe, de celles bénéficiant des
déductions fiscales mais sur le terrain, très peu d’associations musulmanes sont reconnues comme telles. M. Bentrari en a souvent fait l'expérience. De plus, tout nouvelle construction est soumise à une TVA de 19,6 %. Or, ces constructions, tout comme l'entretien des locaux, sont financés par les dons des fidèles.
« On accuse injustement les musulmans de construire les lieux de cultes avec l’argent public mais on oublie de dire que la construction des mosquées renfloue les caisses de l’État grâce à la TVA. Il n’a pas le droit de les financer mais ne se gène pas de prélever 20 % de taxes », affirme le président de l’UMTF à Saphirnews.
« Sur un projet de mosquée moyen estimé à 5 millions d’euros, on doit payer près d’un million d’euros de taxes pour l’État. Mais pour collecter ce million, il nous faut plusieurs années, ce qui explique que des projets durent dix ans pour être finis. Notre mosquée s’est construite au prix de grandes souffrances pour la communauté musulmane », nous explique-t-il. La mosquée de Tremblay est désormais terminée mais
« on pense à tous les projets similaires en cours », qui fleurissent par dizaines, souligne M. Bentrari.
A cet effet, il propose à l’État, au mieux, de supprimer la TVA ; a minima, de faire passer cette taxe de 19,6 à 5,5 %.
« On ne veut pas que la loi de 1905 soit changé pour les musulmans. L’État doit simplement prendre en considération leurs difficultés en allégeant le poids des taxes sur la construction des mosquées », s’exprime-t-il.