4 Janvier 2013
Dans un hadith cité par Boukhâri, Abou Hourayrah (radhiyallâhou ‘anh) nous raconte l’histoire du menteur qui avait dit la vérité : « Le Messager d’Allah (saws) m’a confié la garde de la Zakkat du Ramadan. (Pendant la nuit) quelqu’un (un voleur) vint et commença à prendre une poignée de nourriture (de la zakaat). Je le saisis et je lui dis : « Je vais t’emmener devant le Messager d’Allah (saws) ». «Laisse-moi ! Je suis pauvre ! J’ai une famille (à nourrir) et je suis dans le besoin » me répondit-il. Je l’ai laissé alors partir.

Le lendemain matin, l’Envoyé d’Allah (saws) me demanda (puisqu’il en avait été informé par Allah à ce propos) : «Ô Abou Hourayrah ! Qu’a fait ton prisonnier hier soir ? » Je lui répondis : « Il s’est plaint d’une grande pauvreté et d’une famille à nourrir. J’ai eu alors pitié de lui et je l’ai laissé partir ».
Il me dit alors : Très certainement, il t’a menti. Et il reviendra ! » J’ai été alors certain qu’il reviendrait. Je décidai donc de l’attendre…
En effet, (la nuit suivante) il revint et commença à prendre une poignée de nourriture (de la zakaat). Je le saisis et je lui dis : « Je vais te traduire devant le Messager d’Allah (saws) ». «Laisse-moi ! Je suis pauvre ! J’ai une famille (à nourrir) et je suis dans le besoin » me répondit-il. Je l’ai laissé alors partir.
Le lendemain matin, l’Envoyé d’Allah (saws) me demanda : « Ô Abou Hourayrah ! Qu’a fait ton prisonnier hier soir ? » Je lui répondis : « Il s’est plaint d’une grande pauvreté et d’une famille à nourrir. J’ai eu alors pitié de lui et je l’ai laissé partir ».
Il me dit alors : « Très certainement, il t’a menti. Et il reviendra ! » J’ai été alors certain qu’il reviendrait. Je décidai donc de l’attendre…
En effet, (la troisième nuit ) il revint et commença à prendre une poignée de nourriture (de la zakaat). Je le saisis et je lui dis : « Je vais te traduire devant le Messager d’Allah (saws) ». «Laisse-moi ! Je suis pauvre ! J’ai une famille (à nourrir) et je suis dans le besoin » me répondit-il. Je l’ai laissé alors partir.
Le lendemain matin, l’Envoyé d’Allah (saws) me demanda : « Ô Abou Hourayrah ! Qu’a fait ton prisonnier hier soir ? » Je lui répondis : « Il s’est plaint d’une grande pauvreté et d’une famille à nourrir. J’ai eu alors pitié de lui et je l’ai laissé partir ». Il me dit alors : « Très certainement, il t’a menti. Et il reviendra ! » J’ai été alors certain qu’il reviendrait. Je décidai donc de l’attendre une troisième fois…
En effet, (la quatrième nuit) il revint et commença à prendre une poignée de nourriture (de la zakaat). Je le saisis et je lui dis : « Je vais te traduire devant le Messager d’Allah (saws). C’est la troisième fois que tu prétends ne plus revenir et tu reviens quand même ! »
Il me dit alors : « Laisse-moi partir et je t’enseignerai quelques paroles qui te seront utiles auprès de Dieu ». – « Quelles sont-elles ? » lui demandai-je.
Il me répondit : « Lorsque tu te mets au lit, récite le verset du Trône : « Dieu , il n’y a de Dieu que Lui, le Vivant, l’Eternel » jusqu’à la fin du verset.
Tu ne cesseras alors de rester sous la protection d’Allah, et aucun Satan ne s’approchera de toi jusqu’au matin ! » Je le laissai alors partir…
Le lendemain matin, l’Envoyé d’Allah (saws) me demanda : « Ô Abou Hourayrah !
Qu’a fait ton prisonnier hier soir ? » Je lui répondis : « Ô Messager d’Allah (saws) ! Il a prétendu m’enseigner quelques paroles qui me seraient utiles auprès de Dieu ! Je l’ai alors laissé partir ».
« Quelles sont ces paroles ? » me demanda-t-il. Je répondis : « Il (Satan) m’a dit : «Lorsque tu te mets au lit, récite le verset du Trône…Et il ajouta : « Tu ne cesseras de rester sous la protection d’Allah, et aucun Satan ne s’approchera de toi jusqu’au matin ! »
Le Prophète (saws) me demanda : « Certes, il t’a dit la vérité alors qu’en réalité, c’est un grand menteur ! Ô Abou Hourayrah ! Sais-tu à qui tu as parlé durant trois nuits ? » « Non ! » répondis-je.
« Et bien, reprit-il, Il s’agissait de Satan ! »
Voilà, mon frère, ma soeur, le plus illustre verset du Qour’ân !
L’arme contre l’ennemi approuvé par l’ennemi lui-même !
A toi de le réciter chaque jour afin qu’il te soit utile auprès de Dieu !